Le Criirem (Centre de recherche et d’information indépendante sur les rayonnements électromagnétiques), association qui s’intéresse aux effets des ondes électromagnétiques sur le vivant, pense que les téléphones bi-mode GSM/Wi-Fi doivent être utilisés modérément. Les freephones, unik, twin et autres téléphones VoIP seraient-ils dangereux pour notre santé ?
Les études faites jusqu’à présent ne permettent pas de connaître les effets à long terme. Mais est-il sérieux de comparer le GSM à plusieurs watts et le Wi-Fi à quelques milliwatts ?
Les stations de diffusion de radio et de télévision fonctionnent depuis au moins 50 ans sans qu’on ait constaté d’effets indésirables sur la santé.
Rafraîchissons-nous la mémoire. Voici quelques données sur les puissances d’émission de certains appareils :

  • un relais de télévision: 1000 Watts
  • un émetteur de radio FM: 1000 Watts
  • un satellite: 1000 Watts
  • un four à micro-ondes: 1000 Watts
  • un émetteur WiMAX : 200 à 1000 Watts
  • un relais de téléphone portable GSM: 100 Watts
  • un téléphone portable GSM: 1 à 2 Watts (mais utilisé près du cerveau !)
  • un téléphone sans fil domestique (DECT) : 0.5 W
  • un appareil Wi-Fi: 0,1 Watt (intérieur) · un émetteur RLAN (5 GHz) : 1 Watt à 1 mètre

 

L’argument que les ondes du Wi-Fi utilisent la même fréquence que les micro-ondes n’indique rien d’effrayant.
Un micro-onde a une puissance 10 000 fois supérieure à un réseau Wi-Fi !
Les effets des ondes électromagnétiques – donc leur dangerosité potentielle – sont également inversement proportionnels au carré de la distance de l’émetteur.
Autrement dit, un mobile situé à 1 cm du cerveau aura un effet non pas 100 mais 10 000 fois supérieur au même mobile placé à 1 mètre. Difficile donc de comparer les risques que font courir une antenne relais de 20 W plantée à 10 mètres de votre balcon, et une oreille Bluetooth collée à votre oreille mais dont la puissance d’émission est de 1/1000 de Watts.
Le Supélec avait publié en décembre 2006 une étude sur les champs électromagnétiques générés par l’équipement Wi-Fi dans la bande 2,4 GHz et 5 GHz en indiquant que les limites sont loin d’être atteintes.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) indique que l’exposition prolongée aux ondes peu puissantes du Wi-Fi ne présente aucun risque de santé !
L’OMS a publié un aide-mémoire sur les risques liés à l’exposition aux ondes générées par les stations de base et les technologies sans fil.
Le Journal of Health Physics a effectué 356 mesures dans plus de 55 sites à travers 4 pays (France, Etats-Unis, Allemagne, Suède). Dans tous les cas, les niveaux de signal Wi-Fi détectés sont bien en déça des valeurs limites d’exposition internationales (IEEE C95.1-2005 et ICNIRP) et bien loin des autres champs électromagnétiques présents dans le même environnement.
La Fondation Santé et Radiofréquences organise ses 1ères rencontres scientifiques en octobre pour faire le point sur les connaissances actuelles, sur les dernières avancées de la recherche et leurs implications pour la société.

L’AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) propose une foire aux questions concernant les ondes électromagnétiques sur son site.
L’Union Européenne finance un programme scientifique se déroulant sur 4 ans (2004 à 2008) afin de connaître les effets de l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Le programme Panorama de la BBC diffusé le 21 mai 2007 démontrait les dangers du Wi-Fi sur la santé. Le débat a fait grand bruit outre-manche où plusieurs écoles ont démonté leurs stations Wi-Fi.

Les résultats biaisés et faussés présentés par le documentaire sensationnel ont été depuis dénoncés par la communauté scientifique.
L’Agence de protection de la santé au Royaume-Uni indique : qu’une personne assise à proximité d’un hotspot Wi-Fi pendant un an reçoit la même dose d’ondes qu’une personne qui utilise son téléphone portable pendant 20 mn.
Comme l’explique l’OMS, “compte tenu des très faibles niveaux d’exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce jour, il n’existe aucun élément scientifique probant confirmant d’éventuels effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil pour la santé”.

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